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27/09/2009

Alula

 

DSC04582.JPGCette petite aile volante est bluffante. La conception du montage a été bien étudié. Les ailes et la dérive sont démontables, permettant de tenir dans la petite boite cartonnée dans laquelle l'Alula vous sera livrée.

De petits aimants permettent permettent de solidariser les ailes avec le fuselage dans le sens vertical et 2 bagues équipées de vis Allen maintiennent les ailes dans le sens horizontal. La dérive se loge dans une rainure et se bloque natrellement, suffisament pour le vol, mais peut bouger lors d'un atterrissage, évitant la casse.

 

 

DSC04583.JPGL'accu utilisé ici est un 1S2P 1300mAh. Le récepteur est un micro récepteur Plantraco 72mhz 4 voies que j'avais en fond de tiroir. Impossible d'utiliser autre chose qu'un micro récepteur genre celui-ci.

L'antenne est enroulée en partie sur elle même dans le logement du récepteur et seulement la moitié dépasse du fuselage. Elle est guidée en partie par une petite gaine thermo collée dans une petite saignée du fuselage prévue à cet effet.

La verrière doit être enlevée pour brancher ou débrancher l'accu, je n'avais pas envie de mettre de l'adhésif partout et à le changer souvent, de plus ça laisse des traces partout. J'avais de la gaine thermo Graupner transparente de 70mm, j'en ai découpé un bracelet de 1cm de large que j'enfile autour du fuselage après avoir mis la verrière. C'est invisible, incassable, seul inconvénient dû à sa transparence, un fois enlevé on le perd facilement.

Une feuille de plomb de quelques grammes est placée sous l'accu. Le bon centrage consiste à équiliber l'Alula comme indiqué sur la notice, à savoir qu'elle doit être en équilibre sur les stylos placés dans les deux alvéoles destinées au centrage. Ce centrage est trop avant, j'ai enlevé de cette feuille de plomb 2,5g aux essais pour avoir le centrage optimal, l'aile remontant légèrement après un piqué à 30°.

 

DSC04585.JPGL'aile est terminée et prête à partir à la pente. Ca tombe bien, ce samedi s'annonce excellent, un petit flux de NE et du soleil, conditions idéales pour tester l'Alula. Les premiers tours en l'air sont décevants, l'Alula étant centrée trop avant, elle ne cesse de décrocher. Après 2 lancés successifs et avoir enlevé 2,5g de plomb, elle est enfin bien centrée et permet de prendre des ascendances à quelques mètres du sol en spiralant serré. Mais des tops radio surviennent m'obligeant à poser pour sortir 20cm d'antenne en plus. A partir de là, tout devient facile, l'Alula se permet des plafonds à une vitesse ascentionnelle incroyable, ses 180g sont évidemment un énorme avantage, en revanche, l'inertie étant minimal, la moindre dégueulante traversée et elle chute très vite. En fait, c'est un engin qui permet de visualiser de façon extrèmement précise les mouvements de l'atmosphère, comme un bouchon sur l'eau. Les qualités de voltige seront à la hauteur des reflexes du pilote car tout va très vite à chaque action du manche.

Pour ce qui concerne les débattements, j'ai utilisé les petits débattements et j'ai mis de l'expo. Même réglée de cette façon, vous serez surptis par la vivacité des réactions, mais ça reste pilotable.

 

Cette petite aile va rester à demeure dans la voiture, on peut en effet voler partout, même en milieu urbain, dans un parc. Son faible poids la rend totalement innofensive et si l'on maitrise la technique du DLG (lancé par le saumon), on peut atteindre 15m et commencer à rechercher des ascendances.

 

Deuxième séance de vol:

Après-midi encore plus géniale sur la pente NO, température 22°, ciel de cumulus, petit flux de N/NO autour de 5km/h. J'en ai profité pour peaufiner la technique SAL, ça commence à rentrer bien qu'une fois sur 2 ça part un peu n'importe ou. J'ai volé plus d'une heure dans de tout petits thermiques près du sol et dans une dynamique minimale. Le pied! J'ai eu un petit incident, un top en vol à grande vitesse m'a fait perdre une aile, les deux parties de l'Alula sont tombées dans une zone d'herbe épaisse, donc pas de casse, sinon le système de blocage qui s'est décollé ainsi qu'un aimant. J'ai recollé le tout à l'epoxy rapide que je trouve plus facile à utiliser que la cyano et qui à mon avis permet des collages plus résistants. J'ai aussi changé mon récepteur pour un RS410 Corona dont je laisserais la totalité de l'antenne à l'extérieur. J'ai ajouté un petit couplage sur le voie de la profondeur par un interrupteur à 3 positions permettant de trimmer finement la profondeur.

 

 

 

 

 

 

 

09:48 Publié dans Mes planeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planeur, alula

24/09/2009

Electra

Puy de Dôme Septembre 2009 007.jpgJ'ai acquis ce planeur pour remplacer le TASID détruit cet été après une collision en l'air. Le moteur utilisé est un Mega 22/30/4, le moteur prévu initialement étant beaucoup trop léger et rendant le planeur difficile à centrer. L'hélice est une 13x8 et le pack d'accus composé de 4xA123 acheté sur Ebay (27€). Je viens de changer , l'hélice est une 11x6 et l'accu un Lipo 4S 2650mAh. J'ai à présent 8min d'autonomie et un taux de montée plus important qu'avant. L'accu Lipo ayant un poids identique et une taille inférieure au Life, j'ai pu faire l'échange sans problème.

 

Les servos utilisés sont des petits servos numériques metal achetés en chine.

http://www.hobbyking.com/hobbycity/store/uh_viewItem.asp?...

Attention au servo de profondeur, il faut qu'il soit d'un encombrement très réduit. La dérive est commandée par 2 cables AR fournis dans le kit. Les parties extérieures des ailes sont fixées à la partie centrale par un clip de fixation trouvé chez TopModel. Il faut enlever les pattes de la partie femelle et la coller dans la nervure de la partie centrale. La partie male sera collée dans la nervure de la partie extérieure. Cela permet de tenir les ailes sans mettre d'adhésif à chaque vol. Afin d'éviter de les perdre, les clefs d'aile seront collées à l'expoxy rapide dans la partie extérieure de l'aile. En cas de démontage, il suffira de chauffer la clef pour la sortir.

DSC04572.JPGJ'ai rajouté un téton de centrage (un bout de tube carbone de 3mm de diam) afin que le stab ne tourne pas autour de sa vis de fixation. J'ai percé le stab et le support de stab une fois en place.

 

 

 

 

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Pour la fermeture de verrière, j'ai utilisé une CAP de 2mm à l'avant et de 1,5mm à l'arrière.

L'accu de propulsion est fixé par un serre-cable sur une planche de CTP collé dans le fond du fuseau.

 

 

 

 

DSC04574.JPGL'accu de réception est placé derrière l'accu de propulsion, à coté du récepteur qui est en position verticale. Le récepteur est un Rx 2,4Ghz Thobois.

 

 

 

 

Ce sont les seules modifs faites, toute l'installation a été réalisée avec le kit et les indications fournies.

J'ai utilisé des prises vertes MPX 6 contacts pour faire la jonction des servo d'ailerons et du récepteur.

La consommation s'établit autour de 30A, soit environ 350W, permettant 4min de temps moteur.

Le centrage est à environ 80mm comme indiqué, le Vé étant de 1,5°. la profondeur réclame un débattement important, 1cm de chaque côté du neutre. Mettre du différentiel aux ailerons (1/3, 2/3).

Pour l'atterrissage, j'utilise une phase de vol dans laquelle je relève les ailerons sans compensation à la profondeur. Cela le freine suffisament pour se poser en toute sécurité.

Le poids total est de 2100g, un peu supérieur au poids initial, cela étant dû essentiellement à l'accu de propulsion (290g) et à l'ajout d'un accu de réception de 2300mAH, préférant la sécurité à la légèreté.

 

 

Les essais

Après le premier vol, j'ai décidé de rajouter environ 10g de plomb juste avant le pied de dérive. Avec ce centrage plus arrière, le planeur est plus vif  et permet une trajectoire plus stable. J'ai utilisé un interrupteur à 3 positions permettant de trimmer facilement la profondeur en vol: position centrale pour la gratte, position en avant pour la vitesse et l'accro et position arrière pour enrouler les thermiques. J'ai été surpris des qualités de vol à voile de ce petit planeur: la spirale est une vrai régal, il tourne très serré sans décrocher et permet de raccrocher à 10m du sol sans aucun problème. La montée au moteur est autour de 5m/s, la montée au moteur est mainteant de 7m/s,  très suffisante pour la plaine et la pente. Une fois en altitude, il accepte sans broncher les descentes rapides et l'enchainement de tonneaux est une formalité. Le vol dos est possible sans que cela soit sa vocation première.

Je totalise 8 heures de vol, essentiellement en vol thermique avec ou sans vario, je peux vous assurer que ce planeur m'apporte beaucoup de plaisir de pilotage.

Son encombrement réduit grâce à l'aile en 3 parties permet de l'emporter partout facilement. Son prix le rend très accessible pour un planeur d'appoint.

 

 

 

 

 

 

 

00:09 Publié dans Mes planeurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : planeur, electra

19/05/2009

Discus Rippin

 

Je viens de recevoir le Discus commandé chez Rippin. 268€ port compris. Commandé le 2 avril, reçu le 18 mai, ce délai s'explique par le fait qu'ils n'ont pas tous en stock. Envergure mesurée 320cm.

Bonne surprise à l'ouverture du colis, le fuseau est magnifique, les ailes coffrées sont impeccables, leur solidité est impressionnante. J'ai aussitôt monté les ailes avec la clef, le dièdre est présent, contrairement à ce que l'on m'avait dit. La clef d'aile est une barreau d'acier de 12mm, ils n'ont pas lésiné! J'ai aussitôt commandé une clef carbone chez Top Aviation car la clef d'origine pése 410g, l'équivalent carbone seulement 80g. La différence représente le poids de l'accu de propulsion.

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Sur les ailes, les emplacements de servos sont fraisés et les fils sont passés. Il reste à mettre les AFs fournis dans le kit, à découper les ailerons, à poser un petit saumon en balsa et à entoiler.

 

 

DSC03462.JPGDSC03463.JPGContrairement au plan (très succint car il tient sur une page), la forme du fuseau au sommet de la dérive permet de faire pour le stab un montage monobloc avec servo de profondeur en attaque directe dans la dérive. Comme je vais l'électrifier, celà me permettra de le centrer plus facilement et d'autre part pour le calage, c'est un gros souci en moins.

 

 

DSC03456.JPGLa verrière magnifique est livrée avec un baquet de verrière moulé, je saurais s'il est bien réalisé quand je l'aurai découpé.

 

 

 

 

 

DSC03457.JPGDSC03455.JPGLa dérive est un bloc de balsa mis en forme qu'il faudra travailler pour son articulation.

Conclusion provisoire, il y a encore du travail, mais au vu du prix on pouvait d'en douter. La qualité des pièces est irréprochable, c'est une bonne garantie pour la solidité de l'ensemble une fois construit.

 

 

 

Réalisation:

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Le bloc d'accu composé de 5 A123 est placé le plus en vant possible ainsi que l'accu de réception.

Le récepteur prend place derrière le servo de direction.

 

 

 

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La verrière est collée sur un baquet fait en balsa 5mm. La colle utilisé est de la Pattex "Ni clou ni vis", idéale pour ce collage.

 

 

 

 

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La commande de profondeur est confiée à un Futaba S3102 monté sur une petite platine en CTP collée dans la dérive. Cette platine rigidifie aussi la dérive, très sollicitée par un stab assez lourd lors d'atterrissages un peu musclés. La commande en elle même est constitutée d'une tige métallique sur laquelle est soudée une petite plaque de CI dans laquelle est passée et soudée le tube en laiton qui reçoit la clef du stab. Pratiquement aucun jeu et retour au neutre parfait.

La dérive est articulée par une tige métallique passant à travers 2 points de rotation. Elle est commandée par cables métalliques.

 

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Le servo d'aileron (pignons métal obligatoire) est placé dans de la gaine thermo et ensuite collé à la Sykaflex sur une petite platine en balsa destinée à le rehausser et à le mettre au raz de l'intrados.

 

 

 

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La commande d'AF est confiée à un petit servo. Attention, il faut le caler dans le fond directement sur l'extrados pour monter un bras de servo long permettant d'avoir la course qu'il faut. La commande se fait par une CAP de 1mm.

 

 

 

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DSC03517.JPGJe me suis rendu compte qu'il y avait un jeu de 0,5mm entre la clef et le fourreau.

Donc j'ai décidé de mettre une téton de centrage à l'avant afin que l'incidence des ailes ne varie pas en vol. On pourrait parfaitement enlever le tube dans le fuseau et avoir une clef flottante. J'ai rajouté 2 crochets que je relie par un ressort pour maintenir les ailes lors du lancé.

 

 

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Voilà l'intérieur du fuselage. Le pack d'accu est fixé au couple par 2 serre-câbles. Le variateur est glissé sur le côté entre les accus et le fuselage. L'accu de réception est placé derrière le couple, bloqué par du velcro.

Le récepteur est un 2,4ghz. Les liaisons avec les ailes sont réalisées avec des prises vertes 6 conducteurs.

La dérivé est commandée avec du fil métallique tressé.

 

 

 

 

 

 

Essai moteur

 

Je viens de terminer le montage de mon pak d'accus A123 et après une charge rapide, j'ai essayé le moteur: avec les gaz au 3/4, j'obtiens plus de 500W, donc l'ensemble de propulsion est parfaitement adapté.

 

Moteur 2820-910 Aero-nuts associé à une 13x8 et un pack de 5 éléments A123

Le premier vol aura lieu samedi.

 

Premier vol

Dsc03518.jpgIl a eu lieu sur la pente NE du club des 3 Pentes. Vent de NE soutenu, 24° et cumulus de beau temps.

Premier lancé, un coup de moteur pour passer les rouleaux provoqués par une haie et la verrière s'envole! Je prends un peu d'altitude, le planeur vole bien, mais pas le temps de tester les AFs, donc je décide de me poser tout de suite, j'ouvre les AFs, le planeur plonge et le temps de corriger à la profondeur il se pose assez durement. Pas de casse, rien n'a bougé, sauf une tout petite fissure en bas de la dérive que l'on verra en rangeant le planeur en fin de journée. Je scotche la verrière et ça repart.  J'ai enlevé les 30g de plomb que j'avais dans le nez car sans la verrière il volait bien. Premiers essais de centrage, tout à l'air correct, le Vé de 1,5° n'a pas été touché, en revanche niveau centrage j'ai dû passer de 38% à près de 40% au niveau de l'emplanture. Un passage plein badin et le premier tonneau passe en sifflant. Wow le bruit des filets d'air dans les ailerons ça en jette! Ensuite, j'essaye les AFs, le planeur engage sur une aile après avoir pris une pente de descente bien trop importante. Je pose et je réduit la course des AFs d'un bon tiers et je programme une compensation de 10% de cabreur à la profondeur. Le vol suivant permet d'apprécier maintenant les AFS, l'approche est correcte, la pente de descente pourrait être un poil plus importante, mais je peux enfin poser correctement. Troisième vol, je tente de partir moteur plein gaz, mais c'est impossible car le planeur à faillit me partir des mains en piquant vers le sol entraîné par les 550W du moteur (trop de piqueur au moteur). Une fois en l'air en revanche, gaz à fond le planeur monte sans correction à piquer. Il faudra donc que je modifie l'assise du moteur et que je mette son axe dans l'axe du planeur afin de pouvoir lancer en plaine. Je mettrais de la compensation à piquer comme je le fais sur tous mes électriques.

Le reste de l'après-midi est une pure formalité tant ce planeur tient toutes ses promesses: il gratte honorablement, il voltige correctement, se pose sans problème et a une belle gueule en vol.

Je suis de plus très content de mon installation car je n'ai pas eu à mettre un seul gramme de plomb pour le centrage, à la limite j'essayerai même 5g à l'arrière pour le rendre plus facile en vol dos.

Si vous recherchez un 3M à électrifier, n'hésitez plus, ce Discus est fait pour ça.

 

Deuxième vol

 

J'ai corrigé le piqueur du moteur: l'axe du moteur est maintenant parfaitement aligné avec l'axe général du planeur. De retour sur la même pente, c'est cette fois c'est calme, ciel couvert, vent de NE entre 0 et 10Km/h. C'est la première fois que je l'envoie seul au moteur: moteur plein gaz, 2 pas et hop, il part tout droit, un léger ordre à cabrer et on relâche tout, il monte à 45° avec juste une petite correction à piquer programmée. Le suite des vols se déroulera sans histoire, j'ai progressivement reculé le centrage pour finalement arriver avec 10g à l'arrière. La tendance au décrochage que j'avais remarqué au début de l'après-midi a pratiquement disparue et le test de centrage donne un planeur remontant assez lentement, signe que l'on ne doit plus être très loin du centrage idéal. Je vais coller à l'intérieur de la dérive les 10g de plomb, mais je poursuivrais lors des prochains vols l'augmentation du poids à l'arrière jusqu'à trouver sa limite. De retour à la maison, je m'aperçois que la marque que j'avais faite sur la dérive au niveau de la commande de stab et correspondant à un Vé de 1,5° est maintenant respectée.

 


 

 

 

 

09:05 Publié dans Mes planeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planeur, diskus, discus

12/07/2008

Le PIK20, quelle histoire!

 

 

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                 La maquette du PIK20 a été réalisée début 80 par Roger Campana. Il y a eu 2 versions, 3 mètres et 4 mètres. J'ai retrouvé dans mes archives le banc d'essai du 4 mètres publié dans RCM. Le nombre de fuseaux tirés du moule n'a pas excédé à mon avis une vingtaine de pièces. Le banc d'essai du 4M: PIK20.PDF

 Le PIK20 3 mètres dont il est question dans cet article n'a jamais fait l'objet d'une publication. J'en ai usé plusieurs dans les années 80 et puis je suis passé sur d'autres modèles suite à la perte de mon atelier et du matériel qu'il contenait. Le profil utilisé sur ce planeur était le Wortmann FX61-140, lui permettant d'être à la fois performant dans le petit temps et d'assurer une voltige plus qu'honorable. Son envergure et son poids le rendait passe-partout mais c'était son look qui m'avait fait craquer, car je trouve ce planeur élégant.

15 ans se passent et en 2005 je tombe sur un PIK20 3M dans le catalogue de S2G. Aucune hésitation, je décide d'acquérir ce planeur et de l'électrifier. J'ai hésité sur ce dernier point, mais le poids et le prix d'un set de propulsion se sont effondrés en quelques années et la possibilité de voler partout et par tous les temps l'ont emporté sur ce crime de lèse-maquette qui consiste à mettre une vilaine hélice sur un si beau fuseau, sans compter qu'à partir de 50m de distance, on ne voit plus cet appendice. J'ai donc construit ce PIK20. Mias quelque chose me tracassait, des coïncidences troublantes: pourquoi S2G avait choisi de commercialiser un planeur relativement discret dans le domaine du modèlisme, pourquoi ce planeur possédait le même profil que celui de Roger Campana, profil dont la famille n'est pratiquement plus utilisé aujourd'hui, pourquoi la même envergure, la même dimension de l'aile à l'emplanture? Et lors de cette construction je me suis aperçu qu'un infime détail allait lever tous mes doutes: les karmans du PIK20 étaient décalés de quelques mm dans le sens horizontal, c'est à dire que le karman droit était légèrement plus avant que le gauche, exactement comme l'original. Et là le doute n'était plus permis: ce fuseau avait été moulé directement sur celui de l'original, et on avait juste modifié l'assise du stab pour en faire un stab à volet et non pendulaire en T comme l'original. Quinze ans après la disparition du moule, voilà que ressurgissait du passé ce planeur avec lequel j'avais tant d'heures de vol! 

Première difficulté, les ailes avec 3 servos plus le moteur faisait un nombre de voies dépassant les capacités de mes récepteurs. Il m'a fallut  dans un premier temps adapter un module d'extension 5 voies de conception Francis Thobois sur un récepteur Esky 6 voies, le seul sur lequel j'ai trouvé le signal adéquat permettant de faire fonctionner le module d'extension. C'est d'ailleurs cet ensemble de réception que j'ai cannibalisé pour le mettresur le Volcano. Les premiers vol se feront sur les pentes du Puy de Dôme en compagnie de Dominique Bely. Pas de problèmes, sauf que le dièdre preque inexistant le rendait moins stable. Malheureusement, en rentrant du sud sur l'autoroute du côté de Perpignan, une énorme rafale de vent a soulevé le coffre de toit en déchirant le matériau et je vois avec horreur le coffre en train de tourner à plat sur l'autoroute, s'arrêtant sur le côté juste à la limite d'une aire de sécurité. Heureusement, personne derrière moi, et le coffre ne s'était pas ouvert. Donc pas d'accident, c'était le principal. A l'ouverture du coffre, je constate que la poutre de mon LS4 Rowing était cassée en plusieurs endroits et les ailes du PIK20 en piteux état aussi. Le fuselage du PIK20 n'a pas une seule égratignure et les ailes du LS4 pratiquement intactes. J'ai dû caser tout le contenu du coffre dans ma C3 déjà bien chargée et je suis rentré sur Paris avec le nez du LS4 sur les genoux. Heureusement que j'ai une boite automatique car je n'avais plus accès au levier de vitesse tellement c'était encombré!

Les ailes étant irréparables, elles ont été remplacées par une paire d'aile avec le même profil, mais uniquement munies de volets et d'ailerons, je n'ai pas ajoutés les AFs. Il a revolé cette année, j'ai retouvé mon PIK20 comme si je ne l'avais jamais quitté! Décidément, ce planeur me colle à la peau...


11:13 Publié dans Mes planeurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : pik20, planeur

10/07/2008

Tasid

Le TASID est un planeur tout-plastique de 2m14, aile creuse, qui existe en 2 versions, une version planeur pur et une version avec un fuseau destiné à recevoir une propulsion. Sa finition est irréprochable. Il est fabriqué en slovaquie par Pekar Model

J'ai actuellement les deux versions, quoique je ne vole plus que dans sa version électrique. Le profil adopté est un RG15 qui permet d'avoir un planeur rapide, bon gratteur et qui voltige honorablement. Les vitesses atteintes sont impressionnantes avec un sifflement caractéristique des ailes plastiques creuses. En version électrique il pèse 1200g, soit 40g/dm2. Le moteur utilisé est un Turborix 1000rpm/v 222w D2836 vendu par Revolutionshop sur Ebay. L'hélice st une 11x6. La consommation avec une 3S 1800 s'établit autour de 24A, soit 240W. Le taux de montée est très suffisant avec une pente à 45°. La présence d'un volet baissé au maximum permet de poser très confortablement à vitesse réduite. L'aile en 3 parties rend ce planeur facilement transportable, d'autant plus que son empennage papillon est lui aussi démontable. Ce planeur est celui avec lequel je fais pratiquement la moitié de mes heures de vol. Il est redoutable par petit temps, la motorisation utilisée permettant d'assurer 45min de vol pour peu que l'on sache piloter et prendre une ascendance. Ses accélérations lui permettent de faire des passages à grande vitesse en toute sécurité. Il peut parcourir des grandes distances à la recherche d'ascendance sans perdre beaucoup d'altitude. Je ne lui vois pratiquement aucun défaut et c'est ce planeur qui est en permanence dans ma voiture. Malheureusement, il faut compter 2 mois pour en avoir un.

Album du Tasid

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LS4 Rowing

Ce planeur a été le premier tout-plastique a être commercialisé dans les années 80. Le banc d'essai qui a été publié dans RCM était intitulé: LS4 ROWING: la Rolls. Et c'est vrai que ce planeur est un pur bonheur à piloter. Après deux trous sans conséquences à Panat (posé à 1,2km), j'ai décidé de l'électrifier afin de ne pas risquer de le perdre définitivement. J'avais de plus beaucoup de plomb à l'avant, donc autant y mettre une propulsion. J'ai monté des servos S3102 métal aux ailerons, Futaba S3001 pour le reste (gros servos indestructibles). Le moteur est un Aero-nuts 4130-405 + hélice carbone 18x12 associé à un variateur 60A opto. Il développe 800W avec un bloc d’accu composé de 2 accus 4000 3S mis en série. Le profil est un 60-126 légèrement modifié par le constructeur. Excellent profil qui aime la charge alaire. En 30 ans de modélisme, c’est le planeur qui m’a apporté le plus de satisfaction. Les passages et les restitutions sont majestueux, le bruit est vraiment celui d’un planeur réel. Avec un chariot, la puissance est suffisante pour décoller en plaine.

Le banc d'essai de ce planeur: LS4 Rowing RCM.doc

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Cliquer pour voir le diaporama

Volcano

Construction du Volcano de chez Valenta

 

J'ai commandé ce planeur il y a 8 jours chez Staufenbiel en Allemagne, le seul qui pouvait en avoir un en 15 jours au lieu des 2 mois habituels. Plusieurs raisons m'ont fait préférer Staufenbiel: il y a un commercial qui parle français chez eux, le Volacano était moins cher que chez la concurrence et il font cadeau du port à partir d'une commande de 100€.

En attendant, j'ai réuni le matériel et j'ai réalisé tout ce que je pouvais faire sans avoir le planeur.

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L'ensemble des composants

 

La motorisation:

Moteur Turnigy 4250/700 de chez Hobbycity

Hélice CAM PROP 14x9,6

Accu LIPO 4S 2200mAh 25C

Variateur TOWERPRO Opto 70A

La puissance consommée est de 630W, traction calculée 3kg, vitesse de montée 8ms.

La réception

10 voies sont nécessaires: 3 servos par ailes + profondeur et dérive + la commande du moteur + le vario Picolario embarqué.

La solution passe par une combinaison déjà utilisée sur un autre planeur et qui donne entière satisfaction: un récepteur ESKY 6 voies 72mhz auquel est ajouté un module d'extension 4 voies.

L'émetteur est un STF05 de construction personnelle issu du kit de réalisation de Francis Thobois.  C'est un ensemble à synthèse de fréquence très performant pour lequel j'ai réalisé un logiciel de simulation sur PC permettant de programmer son modèle, de faire des opérations de transferts de tout ou partie des modèles et de mettre à jour le soft à partir du site de l'auteur http://home.nordnet.fr/fthobois/STF05-look.htm

Cet émetteur peut être équipé de 3 modules HF est aujourd'hui le seul à ma connaissance capable d'utiliser le 41, le 72 et le 2,4Ghz en même temps.

 

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J'ai enfin reçu mon planeur, au travail!

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Le câblage des ailes est réalisé finalement autour de prises MPX permettant une liaison sûre. J'ai renoncé aux prises DB9 pour des problèmes de contact.

Les servos utilisés sont des Futaba S3102 métal pour les volets, des BMS-5555DMG métal de chez Hobbycity pour les ailerons  et des HXT900 pour les AFs. Chaque servo sera finalement collé au mastic silicone après avoir été introduit dans de la gaine thermo. Ainsi le démontage éventuel se fait sans difficulté, il suffit de mettre un coup de cutter pour retirer le servo.

 

La profondeur est confiée à un Futaba S3102, servo métal haut de gamme.

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L'accu est mis sur un berceau et sa fixation est assurée par un mini-sandow. Ce système permet de changer de type d'accu facilement tout en retrouvant le même centrage en modifiant simplement la place de l'accu sur son berceau. Avec cette hélice, il est possible de tirer 400W avec une 3S à la place de la 4S, cette puissance étant suffisante pour faire de la pente et éviter de partir au trou. Pour éviter que l'accu glisse trop facilement dans le berceau, j'ai collé au double-face une bande de gros grain dans le fond du berceau et sur l'accu. Le berceau est fixé par 2 vis agglo sur 2 CTP collé dans le fuseau. Le variateur est collé avec du mastic silicone comme le servo de direction prélablement "emballé" dans de la gaine thermo.

L'articulation des volets mobiles doit être assouplie: une lame de scie tenue fermement permet en repassant sur les articulations de donner la souplesse indispensable. Il faut gratter en tirant la lame de scie à 20° par rapport à la surface et cm par cm en appuyant les doigts sur l'aile afin de ne pas déraper. Cette opération est très importante, sinon les servos souffrent trop.

J'ai utilisé du mastic rapide 2 composants que l'on trouve partout sous forme de bâtons afin d'immobiliser le servo de dérive. Il suffit de faire un rondin de quelques cms de long, ensuite d'aplatir ce rondin et d'appliquer la bande obtenue sur le servo en place en laissant dépasser 2cm de chaque côté sur le fuseau. le servo ne bouge plus mais en cas de changement, ce mastic étant cassant, on peut l'ôter sans peine. Cette fixation est idéale pour la rapidité de sa mise en place et pour le très faible encombrement. L'idéal étant d'entourer prélablement le servo par de la gaine thermo (ou du tiro pour la protection des vitres à peindre)

Renforcer le trou de passage dans la verrière servant à faire passer la CAP de verrouillage. Pour celà, faire une fente et introduire un morceau de CI. Marquer l'endroit où doit passer la CAP, percer le CI et le coller en place.

Le servo de volets ne permet pas un attaque directe des AFs. J'ai donc enveloppé le servo de volet dans de la gaine thermo et mis celui-ci le plus en arrière possible côté BDF, en partie coincé sous l'intrados et collé au mastic silicone. De cette façons on a la place pour relier directement la tige de commandes des AFs et le servo.

J'ai finalement abandonné les prises DB9 pout un mauvais contact sur l'une d'elles. Je ne veux pas prendre le moindre risque, et je me suis rabattu sur les prises vertes MPX 6 contacts que j'utilise sur mon PIK20 et qui me donnent toute satisfaction. Encore 2 heures de travail entre la recherche de la panne avec la DB9 et le changement des prises.

01H00, je viens de finir mes réglages, tout fonctionne enfin parfaitement, mais je suis obligé de rajouter 100g de plomb en attendant le pack A123.

Poids final en ordre de vol: 3,8 kgs, soit 56g/dm2. Même si le poids n'a pas trop d'importance, je suis satisfait des choix d'implantation. Valenta annonce 4,1 kg en version électrique et 3,4 kg en version thermique.

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Le premier vol

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Une pente du Vexin accueillante, un beau ciel peuplé de cumulus de beau temps, 28° et un petit vent de NO, que demander de plus pour un premier vol? Le premier tour de piste s'effectue avec un planeur trop centré avant et une profondeur un peu limitée du fait de trim important nécessaire. Je pose aussitôt et malheureusement le pignon du servo de dérive lâche à l'atterrissage. Heureusement j'avais apporté pour un ami cinq 9314 de chez Hobbycity, petits servos métalliques. Je décolle mon servo de dérive et colle aussitôt à la rapide ce petit servo. Les essais repartent, après 4 tour de piste, j'ai enlevé 130g de plomb et reculé les accus de 5cm. Et pourtant je l'avais bien centré comme l'indique le plan, soit 35% et le Vé était bien de 1,5°. Je suis maintenant centré à 95mm au lieu de 83 soit 40% et le Vé est autour de 1,5°. Le Vé était correct mais le centrage indiqué pour cet angle n'était pas le bon. Le test de centrage en vol révèle un planeur qui remonte doucement, preuve d'un centrage correct. Ensuite c'est une heure de pur bonheur, ce planeur est incroyable, il accélère rapidement, peut voler vite, très vite même sans aucune inquiétude tant tout est rigide, sans jeu et parfaitement aligné. Tonneaux et vol dos sont une formalité, les boucles impressionnantes car les ailes ne bougent pas d'un millimètre, même avec des boucles serrées. Mais le plus impressionnant, ce sont ses qualités de gratteur, comparé à un Soarmaster tout plastique présent, il est au-dessus pratiquement tout le temps. Les 650W permettent une montée à 60° très rassurante. Pour poser, un peu de volet pour ralentir, on sort les AFs et on soutient doucement. Un vrai régal ce planeur, franchement je ne regrette pas mes 500€, je n'ai qu'une hâte c'est d'être sur les pentes du Puy de Dôme, chez l'ami Bely, pour tirer le meilleur de ce pur-sang des airs.C'était le dernier vol de l'après-midi car malgré un atterrissage tout en douceur, la dérive pivote légèrement et le servo de direction se décolle.

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De retour à la maison, j'ai recollé le servo métallique pour la dérive et j'ai fait un sauve-servo maison pour éviter les futurs problèmes dûs au système de commande trop rigide de cette gouverne. On verra à l'usage.

 

 

 

 

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J'ai reçu ce matin les 5 accus A123 de 2300mAh que j'avais commandé vendredi dernier à Hobbycity. J'ai aussitôt fait un pack et j'ai coupé une bout de CTP pour faire le support de ce pack. Le pack pèse 380g. L'accu de réception est fixé à demeure sous le support de l'accu. Pour l'équilibrage,  l'accu A123 est reculé et j'ai ajouté quelques dizaines de grammes à l'accu lipo que l'on voit sur la table et qui est plus en avant sur son support. De cette façon, avec l'accu A123 le planeur pèse seulement 70g de plus qu'avec le lipo tout en ayant 30% de capacité en plus.

J'ai fait rapidement un essai moteur avec le pack A123, je perds entre 5 et 10% de puissance par rapport au lipo, ce qui n'est pas un problème vu le taux de montée très important que j'avais avec le Lipo.

Pour passer du Lipo au A123, il suffit simplement de dévisser les 2 vis qui retienne le support, changer d'accu et revisser.

Pour le seuil de coupure du variateur, j'ai pour le lipo 4S 11V (2,75x4), je laisse ce réglage, l'accu A123 ayant un seuil de décharge de 2,2V, cela fait exactement 11V aussi pour 5 accus A123.

N'ayant pas reçu mon adaptateur pour charger des A123, j'ai chargé quand même mon pack sur un Imax B5 programmé en NiMh en surveillant la tension de fin de charge. A 3A le pack neuf dont je connaissais pas l'état de charge était chargé en 20min, j'ai arrêté lorsque la tension était à 19,2V, normalement j'aurais dû stopper la charge à 18,75V mais le temps que je me déplace quelques minutes j'étais en légère surcharge. Pas d'inquiétude pour ces accus qui sont exceptionnellement robustes et supporte les mauvais traitements sans broncher.

J'ai volé avec mon pack A123. Par rapport au 4S Lipo, un 5S est identique au niveau puissance. La fin de décharge est manifestement plus rapide. J'étais tout seul dans un endroit pratiquement plat, j'ai pu envoyer le Volcano tout seul sans aucun problème, les 600W sont largement suffisants. J'ai pu mesurer avec le vario/alti embarqué le taux de montée: on est à environ 7m/s. Soit 1600m de dénivelé avec le pack A123. Avec un planeur ayant un taux de chute de 0,5m/s, cela fait presque une heure de vol en air calme.

J'ai acheté un Imax B6 AC pour charger mes A123, ce chargeur fonctionne très bien et il possède une alimentation 220V/12V intégrée pour 60€ environ, ce qui est bien pratique à l'usage (il a aussi un entrée 12V). Intensité maximale pour un accu A123 5S: 3A, ce qui permet de recharger en un peu plus de 30min.

J'ai terminé le module 2,4Ghz sur mon émetteur, je passe le Volcano sur cette bande avant la fin de l'année. Avantage, pas d'antenne gênante lors du lancement et plus d'obstacle à la visibilité.